Sommes-nous tous capables d'aimer ? Tout dépend de ce que l'on appelle aimer. La plupart d'entre nous éprouvent au moins une fois dans leur vie un sentiment de désir pour une personne, mais certains sont incapables défaire preuve d'une réelle attention pour le bien-être d'autrui.
Le sens que chacun de nous donne à l'amour dépend de son vécu, de ses influences culturelles et des modèles de comportements qu'il a pu observer. Certains pensent également que les divergences de perception sont en grande partie fonction du sexe des individus.
La plupart des gens font au moins une fois dans leur vie l'expérience de l'amour. Quant à savoir si cela peut mener à une relation durable, enrichissante, ou à l'amour de toute une vie... De nombreux facteurs entrent en jeu.
De nombreux psychologues s'accordent à dire que la première relation que le bébé lie avec un être humain, généralement sa mère, le forme pour toutes celles à venir.
L'absence de lien étroit ou l'existence d'une relation anormale entre la mère et son enfant limite la capacité de ce dernier à aimer quelqu'un dans le futur. En d'autres termes, pour pouvoir donner de l'amour, il faut en avoir déjà reçu, notamment lors des premières années de sa vie, lorsque l'on est totalement dépendant des autres et que l'amour de ceux qui nous entourent représente une sécurité totale.
Si la faculté d'aimer ne dépend aucunement des capacités intellectuelles, elle exige toutefois que nous sachions reconnaître où finit notre propre personnalité et où commence celle de l'autre. Il est par exemple impossible à une personne souffrant de troubles mentaux ou émotionnels graves de faire preuve d'un amour adulte, viable et indépendant, dans la mesure où elle n'a pas une perception claire d'elle-même. Ceci est notamment le cas des grands dépressifs qui ont perdu le goût de l'existence et ne se reconnaissent plus aucune valeur. Il en va de même pour les sociopathes, personnes dites asociales souffrant entre autres de troubles relationnels. (Le terme « psychopathe » recouvre des dérèglements de la personnalité similaires, mais insiste moins sur l'aspect social.)
|